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Président du nouveau club vierzonnais

17 juin 2015 - 13:16

Président du nouveau club vierzonnais, le Vierzon Football Club, depuis vendredi dernier

Le Berry Républicain

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Thierry Pronko, ici lors de l’assemblée constitutive, connaît bien Vierzon pour avoir dirigé le FC Vierzon puis le Vierzon Foot de 1993 à 2007. Son nouveau club devrait être le plus important de la région Centre, avec près de 700 licenciés.? - photo michaël nicolas

Thierry Pronko, ici lors de l’assemblée constitutive, connaît bien Vierzon pour avoir dirigé le FC Vierzon puis le Vierzon Foot de 1993 à 2007. Son nouveau club devrait être le plus important de la région Centre, avec près de 700 licenciés.? - photo michaël nicolas

Depuis vendredi dernier, Thierry Pronko est le nouveau président du Vierzon Football Club, né de la fusion du Vierzon Foot 18 et de l’Églantine Vierzon. Il explique son choix et sa vision du contexte local.

Thierry Pronko : « Un soulagement »

Calme et serein, Thierry Pronko, le nouveau président du Vierzon Football Club, est ainsi apparu. Depuis l'assemblée constitutive du club, vendredi dernier, Thierry Pronko parle de « soulagement » de voir enfin naître cette fusion.

n Deux ans après avoir quitté la présidence du Bourges 18, vous revenez aux affaires à la tête d'un club, vous avez du mal à vous en passer ? Non, pas plus que ça. Très sincèrement, seul le projet de fusion à Vierzon pouvait me faire reprendre un club. Sinon, je serais resté au calme. À Bourges, c'était bien, mais il y avait la difficulté d'habiter à Méreau et de concilier mon travail, ma vie personnelle, ma vie familiale et le foot. Je travaillais principalement sur Bourges, je revenais chez moi, pour repartir au foot sur Bourges. À la fin, c'est un peu lassant et je n'avais pas envie de déménager.

Quant au projet de fusion, on m'a demandé de donner un coup de main. Depuis deux ans, on y travaillait. La première année, je n'ai pas fait grand-chose et ça a été refusé par le Vierzon Foot. On s'est remis au travail en septembre et l'accouchement a été plus dur que prévu pour des problèmes financiers.

n Vous avez toujours été dans les petits secrets de cette fusion, mais vous n'avez jamais voulu vous avancer officiellementæ Non, parce que je n'avais pas de légitimité. J'étais à la disposition si les gens avaient besoin. Quand j'ai rencontré François Dumon (ancien adjoint aux sports de Vierzon, NDLR), la première fois, il m'a dit "il faut qu'on essaye de faire la fusion à Vierzon, est-ce que vous êtes prêt à nous donner un coup de main?" J'ai dit ok, si les gens sont d'accord.

« La moins mauvaise solution »

n C'était quand ? Avant le premier vote. Apparemment, l'apparition de mon nom a dû en contrarier quelques-uns, pour des raisons qui leur sont propres. Maintenant, pour la saison en cours, j'ai toujours dit que je ne m'immiscerais pas dans la dernière saison des deux clubs et dans la façon de mener le projet de fusion. Je voulais que ce soit un projet commun et que les gens s'impliquent.

n Vendredi, lors de l'assemblée constitutive, vous avez déclaré que vous auriez aimé que cela se fasse plus tôt, pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui, ce n'est pas la meilleure solution, c'est la moins mauvaise. Les deux années que vient de vivre le football vierzonnais vont laisser des traces. Il y a eu des acrimonies entre personnes des deux clubs. Il y a deux ans, il y avait un potentiel plus important pour gérer les deux clubs. J'en avais parlé avec François Dumon, ce projet devait être le plus rassembleur possible, qu'on en tire une force supplémentaire.

n D'où cette idée de soulagement évoqué vendredi soir ? Le soulagement est surtout lié au fait qu'on a évité l'arrêt du Vierzon Foot. Je ne vois pas bien comment le club aurait pu continuer de fonctionner économiquement seul. Donc, oui, je suis soulagé par rapport à ça. C'est quand même un club qu'on a créé en 2001, alors, le voir mourir, pff !

n On parle de 50.000 euros de déficit au Vierzon Foot, mais vous ne voulez plus parler du passé ? Non, ça n'apportera rien et je ne veux pas me placer en donneur de leçons. Après, je ne suis pas sûr d'avoir tous les éléments pour juger. Je constate, je suis là et j'ai cette situation à gérer.

n Cette situation, c'est un budget de 590.000 euros et 70.000 euros d'emprunt à rembourser sur trois ans, c'est bien ça ? Oui. C'est simple, le budget reprend les 70.000 euros de fonds propres négatifs dans les dépenses et les 70.000 euros d'emprunt qui viennent. Donc, déjà, tu fais 590 - 70, ça fait 520. Après, tu as 23.000 euros de dépenses qui sont les remboursements du crédit. Donc, tu es déjà à 490.000. Après, tu as environ 30.000 euros de demande de subventions exceptionnelles à la région Centre pour l'achat des équipements neufs. Le budget à l'avenir sera plutôt de 460 ou 470.000 euros.

n Sur le plan sportif, Sener Atila sera donc l'entraîneur de la DH, Mohamed Farhan directeur sportif et vous cherchez un entraîneur pour la DHR ? Alors, en le remettant dans l'ordre, Mohamed Farhan est le directeur sportif, Sener Atila entraîneur de la DH. Aujourd'hui, j'ai la chance d'avoir un métier qui me passionne, donc ça ne peut pas empiéter sur ma profession, ni familialement puisque je ne recommencerai pas ce que j'ai fait dans ma première expérience au Vierzon Foot, à passer mes journées et mes week-ends. Je suis là pour être garant du respect du projet de club, des règles, asseoir le club administrativement et financièrement. Après, même si le contexte économique est difficile, on prend un directeur sportif parce qu'il y a beaucoup à faire pour les jeunes et les seniors. Il faut donc les compétences sportives et il y a du temps à y passer. Charge à lui de bâtir un projet sportif en adéquation avec le projet de club qui a été défini par le comité directeur. Chacun restera bien à sa place.

« On cherche
(un coach)
pour la DHR
et la Première Division »

n Qui va coacher les autres équipes ? On cherche pour la DHR et la Première division. On a des pistes mais c'est trop tôt pour donner des noms.

n Le club devrait compter près de 700 licenciés ? Oui, je ne sais pas si on sera 700 mais on peut raisonnablement penser qu'on sera au moins 600. Mais c'est vrai que si on cumule les deux clubs aujourd'hui, ça fait plus de 700. Ce qui ferait le plus gros club de la Ligue du Centre.

n Le VF a eu un train de vie assez élevé. (Il coupe) Ces propos n'engagent que vous.

n Comment cela va se passer avec les joueurs ? Les choses sont claires. On doit savoir quels joueurs le directeur sportif et l'entraîneur veulent en DH, puis en DHR et en départemental. Après, on va rencontrer les joueurs et il faudra que ça rentre dans le budget qu'on s'est fixé. On a rencontré les joueurs collectivement mais pas encore individuellement. Il n'y a pas d'urgence, les mutations se terminent le 15 juillet. Bien sûr, il faut les rencontrer rapidement pour qu'ils se sentent sécurisés. Maintenant, l'entraîneur et le directeur sportif doivent déjà faire des choix sportifs entre eux. Après, on verra les joueurs qui entrent dans le projet du club.

Jonas Pouclet
jonas.pouclet@centrefrance.com

 

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